Troubles du sommeil chez l’enfant

J’ai envie de vous transmettre une approche globale concernant le sommeil chez l’enfant. En y considérant le sommeil du point de vue de l’enfant mais aussi de celui du parent.

Le point de vue de l’enfant :

Comment évolue-t-il vers son autonomie ? Quand est-ce qu’il se réveille ? Combien de fois par nuit ? Quelle nuit ? Qu’est-ce-qui fonctionne ou non ? Est-ce qu’il se sent mal ? Malheureux ? etc.

Lorsqu’il y a des difficultés de sommeil c’est la première chose que l’on étudie : le point de vue de l’enfant. Je vous encourage à vous poser ces questions et à en faire un bilan complet, précis et détaillé.

Par exemple : vous pouvez noter par nuit à quelle heure il s’est réveillé, ce qui fonctionne ou non pour le calmer et faire un retour précis sur sa journée.

Le point de vue du parent :

C’est un élément qu’on ne prend pas assez en considération.

Faîtes une analyse de votre sommeil : Comment vous sentez-vous ? Dans quel état de fatigue ? Qu’est-ce-qui est le plus dur ? Est-ce-qu’il y a un parent pour qui s’est plus compliqué ? Qui se lève ? Quel réveil est le plus compliqué ? Est-ce-qu’avec un seul réveil par nuit on est déjà content ?

Essayer de déterminer ce qui est le plus compliqué dans la situation telle qu’elle est. Souvent on a du mal à trouver une solution car on visualise la situation idéale : il faudrait qu’il dorme ! Selon moi, il faut mesurer l’écart entre la situation actuelle et la situation idéale.

En faisant cela, on peut chercher des petits pas, des étapes intermédiaires pour parvenir à la situation idéale.

En ce sens, on détermine les moyens à mettre en œuvre pour pallier aux troubles du sommeil.

J’AI RELEVÉ 4 GRANDES IDÉES À VOUS SOUMETTRE PAR RAPORT AUX TROUBLES DU SOMMEIL : 

1/ Tâtonner, essayer & accepter de se tromper

Lister tout ce que vous pouvez essayer (veilleuse ou non, homéopathie, position du lit, la porte entrouverte ou pas, histoires, bisous, etc.) et surtout les essayer au fur et à mesure.

Cela semble logique, mais lorsque l’on est désespérer on veut souvent tout essayer en même temps. L’idée ici est d’essayer une technique pendant au moins 2/3 nuits (voir 1 semaine) et d’observer si cela fonctionne ou non. 

Se mettre dans l’action aide à moins se sentir impuissant.

 

2/Donner le relais

Si cela est possible pour vous bien sûr.

Souvent votre entourage a envie d’aider mais ne sait pas comment. Et inversement, en tant que parents vous n’avez pas envie de faire peser cela à votre entourage. Alors qu’une seule nuit dans la vie des autres, ne changera pas beaucoup leur sommeil.

Donc n’hésitez pas à donner le relais !

Cela peut aussi être le relais à l’intérieur de votre couple : « cette nuit je dors avec des boules quies et tu prends le relais et on inversera demain ! ».

Donner le relais peut parfois être compliqué. Car lorsque l’on sent que notre petit va mal et que l’on arrive pas nous-même à le calmer, cela semble inimaginable de demander à quelqu’un d’autre de prendre le relais. C’est à vous de juger où vous vous situez entre le point de vue parent et enfant. Si vous êtes autour de votre limite de survie, il est largement temps de donner le relais. Cela sera bénéfique pour tout le monde.

3/ Relativiser

Essayez d’y penser quand vous êtes en pleine crise de sommeil : cela va s’arrêter !

À un moment donné votre nouveau-né sera un adolescent qui dormira sûrement jusqu’à midi.

Dans certains pays les enfants dorment avec leurs parents et ce pendant des années. Nous ne sommes pas culturellement une société qui accepte cela même si de plus en plus on entend parler de « cododo ». Prendre du recul sur soi-même, sa situation mais aussi sur la société et nos valeurs culturelles permet de lâcher prise.

4/Garder confiance en soi et en son enfant 

En VOUS, en vous répétant que : « vous faîtes de votre mieux, vous essayez de l’accompagner au mieux ».

En VOTRE ENFANT : à un moment donner il va y arriver, il traversera sa nuit seul en ayant moins besoin d’être accompagné.

Je vous encourage aussi si vous le pouvez à essayer de vous reposer la journée et à prendre conscience que souvent plus on est fatigué moins on arrive à lâcher prise. Et de facto, plus on est fatigué moins on arrive à faire de sieste et à lâcher ses idées fixes (il doit s’endormir de telle ou telle façon, sans que je revienne le voir etc.).

La fatigue peut provoquer une forme de rigidité sur des points qui ne sont pas essentiels.

Je vous souhaite de bons courages et de belles nuits.

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À la semaine prochaine ! 

Marthe

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