Se sentir en compétition

Dans la rubrique « je réponds à vos questions », je voulais aborder avec vous une question très intéressante que l’on m’a posée : « je me sens en compétition avec ma collègue, comment faire ? ». Cela peut bien évidemment s’étendre à un membre de la famille, un ami, etc.

Se sentir en compétition = ne pas se sentir à l’aise + attrait/rejet envers la personne. Lorsqu’on se sent en compétition avec quelqu’un, cela vient bien sûr soulever la question de la confiance en soi.

Qu’est-ce qui m’interpelle chez cette personne ?

Faites une liste de ce que vous admirez chez elle et ce qui vous énerve.

-POINTS POSITIFS : ce que j’admire chez elle

-POINTS NÉGATIFS : ce qui m’énerve, que je juge, qui me mets mal à l’aise

Essayez d’être le plus bienveillant possible avec vous-même, ne jugez pas ce que vous allez écrire.

L’analyse

Pour analyser ce que vous obtenez, nous allons utiliser la notion du miroir. Ce que je re-connais chez l’autre, c’est ce que je connais déjà = ce que j’ai en moi.

Exemple : « elle fait cet exercice super bien » = vous re-connaissez cet exercice = vous aussi vous le faites bien, peut-être pas aussi bien, mais vous le faîtes.

ANALYSE DES POINTS POSITIFS :

Reconnaître que les qualités que l’on admire chez l’autre sont présentes chez soi. Le sentiment de compétition peut aussi être un levier pour travailler sur certaines compétences que l’on a déjà, mais qui ne sont pas assez développées à notre goût.

ANALYSE DES POINTS NÉGATIFS :

Les points négatifs que l’on retrouve chez cette personne sont parfois des points négatifs que l’on a en nous. Une piste de travail : « elle est trop bien organisée et moi pas du tout » = travaillez sur votre capacité d’organisation. 

Pour résumer : tout ce que vous voyez chez l’autre, peut se travailler chez vous. Lorsque vous êtes dans un état d’esprit d’analyse, avec le désir d’évoluer, cela diminue les tensions dans la relation.

Échanger les rôles

En ma présence, l’autre ressent la même chose. C’est souvent compliqué à accepter. 

Exemple : elle pourrait se dire « elle a de la chance, elle se prend moins la tête avec l’organisation et cela fonctionne quand même ». 

Tenter l’échange de rôle grâce à l’empathie pour envisager le point de vue de votre collègue.

Assumer son rayonnement

Pourquoi une personne peut être mal à l’aise avec nous et nous avec elle ? Selon moi, la personne n’assume pas son rayonnement.

Exemple : « je fais ça bien mais je n’ai aucun mérite … » Comme une excuse de vivre, de réussir à faire des choses. Dans ces conditions : je n’accueille pas les compliments, je réduis mon rayonnement, je crée des tensions entre moi et les autres.

Lorsque vous vous sentez en compétition, essayez d’accepter vos qualités et d’accepter de les rayonner. Assumez ce que vous faites bien !

À l’inverse, la fausse humilité (je rabaisse mes qualités), met les autres mal à l’aise et bloque l’authenticité. La personne face à nous ressent des choses mais n’ose pas les dire car nous ne sommes pas en capacité de les recevoir. Et inversement. Donc personne ne reçoit les compliments et cela fausse l’authenticité de la relation.

CONCLUSION : Les situations où l’on se sent en compétition, mal à l’aise, sont des occasions d’avancer. Trouver l’équilibre entre trop d’humilité (qui devient fausse) et la négation de soi. À l’inverse, lorsque nous sommes « trop » fier de nous, on entre dans la revendication. Là encore, l’attitude n’est pas ajustée, car la personne ne peut pas faire son propre retour sur ce que vous lui dites.

Je vous souhaite de profiter de ces occasions de compétition où l’on se sent mal à l’aise pour réussir à rebondir et enrichir vos relations.

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