Ranger avec son enfant

Je relisais le livre J’ai tout essayé, d’Isabelle Filliozat et je l’adore ! Il y a dans ce livre des illustrations parlantes réalisées par une psychomotricienne et un contenu très enrichissant.

Isabelle Filosa nous dit :

– Quand l’enfant à 1 an : Je montre à mon enfant (c’est important qu’il nous voit ranger)

– Quand l’enfant à 2 ans : J’offre des choix à mon enfant (est-ce-que tu ranges les voitures ou les peluches d’abord ?)

– Quand l’enfant à 3 ans : Je propose mon aide à mon enfant (tu veux ranger les voitures et moi les peluches ?). En lui donnant toujours la possibilité de choisir.

– À partir de 4 ans : Je donne une consigne précise à la fois. L’enfant commence à avoir l’autonomie pour ranger par lui-même. C’est important de ne pas être trop « exigeant » car c’est compliqué pour un enfant de ranger. Son cerveau « s’éparpille » lorsqu’il y a trop d’éléments dans la pièce. Il est très vite saturé par toutes les informations qu’il reçoit. De ce fait, si vous lui dîtes juste «range ta chambre ! » ça ne va pas fonctionner. C’est bien de donner une consigne à la fois : « Commence par les peluches et puis après on verra ». Dans cet exemple, il a une consigne assez clair. Il faudra peut-être la répéter car il risque de s’éparpiller. Vous pouvez l’amener à ranger progressivement.

 

EN + DE CE CONSEIL : il y a l’idée liée à Marie Kondo : « Chaque objet a une place. Trouvez une place à chaque objet».

1/ Dans la formulation cela change beaucoup ! Si vous dîtes à votre enfant : « Viens on va remettre les objets à leur place » plutôt que « Viens on va ranger », cela devient plus facile ! Ranger sous-entend l’idée de bazar et de quantité d’objets. Tandis que « remettre les choses à sa place » sous-entend que l’on déplace un objet pour le mettre dans une place plus appropriée.

2/ Cette idée est aussi intéressante en amont : quand l’enfant reçoit un nouveau cadeau ou que vous lui achetez quelque chose de nouveau, vous pouvez pensez avec lui « quelle va être la place de cet objet dans la maison ? ».  

 

POUR LA DERNIÈRE IDÉE que je voulais vous partagez, je me suis inspirée du livre Ciao Bazar, de Thomas Siceaux.

L’idée est d’avoir « un coin à bazar » dans chaque pièce de sa maison. L’enfant peut alors avoir une petite boîte pour les choses qui n’ont pas vraiment de place. Par exemple, les cueillettes en forêts, les coquillages ou les éléments que l’on ne va pas garder très longtemps.

En quelque sorte ça autorise le bazar mais de façon canalisée et cadrée. 

Et puis de temps en temps, vous pouvez reprendre cette boîte avec lui et faire le tri : trouver une place pour chaque objet et jeter ceux dont on a plus besoin. 

L’idée d’avoir un espace « bazar » qui est confiné dans des limites  » physique  » peut aider à ce que le bazar n’envahisse pas toute la chambre. 

Cela permet également de revenir dans le « cycle ». Car le rangement et le bazar font partie de cycle temporel : pour jouer on dérange, on met du bazar et après il faut ranger et ainsi de suite. Et c’est ce qui nous fatiguent, nous parents, car une fois la chambre rangée, le bazar peut très vite revenir. Ce cycle (rangement/bazar) en soit est naturel et ne devrait nous donner l’impression d’une lourdeur : « il faut encore ranger », « il faut encore recommencer ». Si vous vous dîtes : « mon enfant va déplacer les objets pour leur donner vie », tout de suite dans notre esprit ça a un côté moins négatif et ça allège la notion de bazar.

 

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous avez pensé de ces conseils et puis comment vous organisez-vous pour le rangement de la chambre de vos enfants.

Chaque semaine, je crée pour vous du contenu inédit : vidéo, audio ou article.

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À la semaine prochaine ! 

Marthe

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