Prévenir son enfant

C’est très important de discuter avec son enfant, de le prévenir de ce qui va se passer. D’un autre point de vue, en prévenant trop son enfant on finit par lui donner la responsabilité de sa réaction.

Avant l’accès au langage :

Selon moi, il est d’autant plus essentiel de prévenir son enfant avant qu’il ne parle. Car lorsqu’on lui explique quelque chose qui va se passer, ce n’est pas le langage qui importe mais l’intention que l’on y met.

Exemple : « Demain maman ne sera pas là ». Lorsqu’il est bébé, il ne comprend pas les mots, mais il entend votre intention. Plus tard, lorsque cela se reproduira, il se rappellera de votre intention (ton de voix, etc.). Bien évidemment, vous n’avez pas à chercher à le faire, votre enfant le ressent très bien. De facto, il sait que quelque chose de familier va arriver.

Après l’accès au langage :

Paradoxalement, une fois que votre enfant a le langage, c’est bien d’en dire le moins possible. Rester succinct est très efficace.

Exemple : cela ne sert à rien de dire à l’enfant que dans trois semaines on ira chez les grands-parents. La notion du temps n’est pas la même que la nôtre et « 3 semaines » n’a pas de sens pour lui.

De ce fait, plus vous lui en parlez en avance, plus l’enfant s’attend à quelque chose qui n’arrive toujours pas. Finalement, trop en dire va créer du stress plutôt que l’aider à s’y préparer.

Seulement vous, en tant que parent, pouvez savoir quand il est bon d’annoncer un événement à votre enfant. Combien de temps lui faut-il pour s’adapter et assimiler la nouvelle sans que cela ne provoque de l’angoisse ?Pour définir cette échelle de temps, il n’y a pas de secret, cela s’apprend en faisant des erreurs. Un jour, vous vous apercevrez que vous l’aurez prévenu trop tôt et que cela a créé de l’excitation et du stress. Vous pourrez ajuster après chaque essai/erreur. Sans oublier, que cela évoluera avec son âge et sa capacité à anticiper les choses.

D’un extrême à l’autre

1/ L’HYPER CONTRÔLE :

D’un côté, on a l’enfant qui a besoin de toujours demander, de savoir exactement ce qu’on fait avant et après. Qui a besoin de rituel. On peut penser que l’enfant est en manque de sécurité et qu’il cherche celle-ci par des rituels et répétitions.

2/ LE MANQUE DE REPÈRES DANS LE TEMPS

De l’autre côté, il y a l’enfant qui ne se repère pas du tout dans le temps.

Exemple : À 7 ans, il confond toujours le matin et le soir. Demain veut dire dans trois jours, etc. Comme s’il cherchait à fuir cette notion de temps.

Repérer et agir

Un enfant qui cherche trop à être dans le contrôle du temps ou à l’inverse qui laisse la notion du temps lui échapper complètement peuvent être les deux versants d’un même manque de sécurité.

PETIT MÉMO : Les repères dans le temps se mettent progressivement en place au cours de la maternelle pour être intégrés au primaire.

En tant que parent, si vous repérez cela, il est assez facile d’agir :

->Pour l’enfant qui manque de repère temporel : vous pouvez mettre en place un calendrier (s’il a la mémoire visuelle) ou lui répéter l’enchaînement des actions (s’il est plutôt auditif)

->Pour l’enfant qui anticipe beaucoup : prévenez le moins en avance, jouer avec la notion de surprise. Permettez lui d’expérimenter le « lâchez prise ».

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