Comment savoir ce que l’on veut vraiment ?

Savez-vous ce que vous voulez ? Connaissez-vous vraiment ce qui vous plaît ? En êtes-vous sûr ? La vie fait que nous nous retrouvons parfois à faire des choses qui ne nous plaisent pas ou plus. Pourquoi cela ? Et comment faire pour se reconnecter à ce qui nous plait vraiment ?

« Comment savoir ce que l’on veut vraiment ? » est une question essentielle. Je vous parle souvent dans mes vidéos et articles de faire ce qui vous plaît, de faire ce que vous voulez vraiment. Finalement, c’est très compliqué de discerner ce que l’on veut vraiment. Dans cet article, je vous explique pourquoi nous perdons de vue ce qui nous plait vraiment et comment, avec 2 exercices très simples, redécouvrir ce qui nous plait.

1. Pourquoi ne savons-nous plus ce qui nous plait ?

1.1. L’adaptation nous déconnecte de ce qui nous plait vraiment

Une des raisons à cette difficulté provient de notre adaptation. Depuis qu’on est petit on s’adapte à nos familles, aux désirs de nos parents ou encore à la société. La société nous dicte un peu ce qui « doit » nous plaire et ce qui « ne doit pas » nous plaire. Certains choses nous plaisent, enfin, nous croyons qu’elles nous plaisent, puis nous nous rendons compte qu’elles ne nous plaisent pas vraiment, qu’il s’agit plutôt d’une injonction de la société. A un moment donné, il devient donc compliqué pour nous en tant qu’individu de répondre à cette simple question : « Qu’est ce qui me plaît, à moi ? » « Qu’est-ce que je désire au fond ? ».

Il ne s’agit pas de diaboliser la société. Au contraire ! Je parle de la société comme d’un ensemble d’individus. Il est tout à fait normal et sain que nous soyons influencés par la société. Nous avons besoin d’appartenir à un groupe. A la base, l’appartenance passe par un partage de valeurs mais cela peut aussi s’étendre à un partage de goûts, de désirs. L’important pour chacun est de rester lui-même dans le groupe, c’est le challenge de tout être humain.

1.2. Tout peut nous plaire ou nous déplaire

Une autre raison à cette difficulté de déterminer ce qui nous plait vraiment, c’est qu’au final, tout peut nous plaire, comme nous déplaire. Prenons un exemple : Vous allez faire les courses. C’est un fait, neutre en soi. Vous pouvez être ravis d’aller faire les courses car vous allez acheter ce qu’il faut pour un dîner en amoureux. Du coup, cela vous fait très plaisir. En plus, vous êtes resté enfermé toute la journée donc vous êtes content d’aller dehors.

A l’inverse, aller faire vos courses peut vraiment être une tâche qui vous agace au plus haut point. Déjà, il pleut, en plus vous êtes fatigué après votre journée de travail ; il y a du monde à la caisse, etc.

Cet exemple souligne à quel point notre état interne va conditionner notre façon de vivre les choses. Et si nous avons peu ou pas de prise sur l’environnement extérieur, nous pouvons avoir une action sur notre état interne. L’exercice suivant va nous y aider.

2. Comment se reconnecter à ce qui nous plait ?

1er exercice : Se poser au moment présent

Comment je me sens au moment présent ? Qu’est-ce qui me met dans cet état ?

Prenez le temps de vous poser et de vous poser la question de votre état interne : « Comment est-ce que je me sens, là, maintenant ? »

Si vous vous sentez mal essayez d’approfondir : qu’est ce qui provoque ce sentiment ? Comment puis-je alléger ce sentiment de mal-être ? Exemple : Je suis trop fatigué pour aller faire les courses. Est-ce que je peux rentrer et faire un drive ? Est-ce que je peux n’acheter que le minimum pour ce soir dans un magasin plus petit ? Est-ce que je dois vraiment faire les courses ? Quand on se sent mal, c’est souvent le moment où on a le plus de mal à lâcher prise, et pourtant c’est le moment où cela serait le plus utile. Si vous n’arrivez pas à envisager la solution sous un autre angle, contentez-vous d’accepter votre état : « Je n’ai pas envie de faire les courses, je suis fatigué ». Cela contribuera déjà à diminuer légèrement votre état de mal-être.

Et quand vous vous sentez bien ? Evidemment, je vous encourage à faire cet exercice lorsque vous vous sentez bien ! On a tendance à s’arrêter sur le négatif. Prendre l’habitude de s’arrêter sur le positif est essentiel pour transformer son regard sur la vie. Si vous vous sentez bien, interrogez-vous : « Qu’est ce qui fait que je me sens bien ? » « Qu’est ce qui me plaît dans cette situation ? » « Qu’est ce qui me fait vraiment plaisir ? Est-ce que c’est le fait d’échanger avec un collègue ? Est-ce que c’est au contraire le fait d’être tout seul devant mon ordinateur, tranquille, sans personne ? » Et vous pouvez pousser jusqu’à vous demander : « Comment faire pour reproduire ce sentiment et le faire durer ? ».

Je vous encourage à faire l’exercice de vous poser au moment présent à plein de moments de la journée. N’importe où, dans votre voiture, dans votre lit, à table, en communication avec un collègue. Et n’importe quand. Posez-vous la question : « Comment je me sens, là ? « Est-ce que je suis dans quelque chose qui me fait vibrer ? Qui me fait plaisir ? »

2ème exercice : Détailler ce que l’on aime.

Lister ce qui me plaît et pourquoi cela me plaît ?

Dans ce 2nd exercice, je vous propose de prendre une feuille et d’écrire. Prendre la décision de faire cet exercice et de le faire par écrit est un premier passage à l’acte qui inscrit votre volonté de vous prendre en main et de discerner ce qui vous plait.

Il s’agit d’établir 2 tableaux. Le tableau de ce qui vous plaît et celui de ce qui ne vous plaît pas. En face de ce qui vous plaît (ou pas), je vous encourage à écrire le « Pourquoi ?». Cela permet de ne pas en rester à l’acte mais d’aller toucher à ce qu’il représente pour vous. Si on reprend l’exemple des courses : cela peut être intéressant d’aller creuser pourquoi vous n’aimez pas faire les courses. A quoi cela vous renvoie-t-il ? Est-ce une difficulté d’organisation ? Est-ce le fait de dépenser de l’argent ? D’être enfermé dans un grand magasin ? Etc. Le « Pourquoi ?» va vous permettre de mettre en place des actions simples pour vous faciliter la vie. Ce n’est pas tant les actions que vous faites que le sens que vous y mettez derrière qui compte et qui influe votre humeur et votre état d’être.

Cet exercice vous renvoie logiquement à vos besoins : quel a été le besoin qui n’a pas été comblé et qui a créé cette frustration ? Et puis, comment pouvez-vous répondre à ce besoin maintenant qu’il est identifié ?

Dans l’exemple des courses : vous n’avez pas envie de faire les courses car vous avez besoin de calme et que vous avez été dans le bruit toute la journée par exemple. Quelle action pouvez-vous mettre en place pour répondre à ce besoin maintenant ou plus tard dans la journée ? Vous pouvez aussi ne pas vouloir faire les courses car vous avez besoin de vous sentir soutenu dans l’organisation de votre vie commune par votre conjoint. Quelle action pouvez-vous mettre en place pour équilibrer la répartition de l’organisation dans votre couple ?

Prenons un exemple de choses qui vous plaisent. Imaginons que vous avez écrit : « J’aime bien voyager » dans la colonne de gauche. A droite, vous allez remplir le « Pourquoi ? ». Par exemple : « J’aime découvrir d’autres modes de vie, j’aime rencontrer de nouvelles personnes, j’aime goûter à d’autres nourritures, j’aime voir de nouveaux paysages, j’aime passer du temps avec ma famille dans un autre contexte que celui habituel, etc. ». Définir ce qui vous plait vous permettra de le répéter plus facilement et en conscience.

Ce qu’on aime, ce qui nous plait, nous plait pour de toutes aussi nombreuses raisons que ce qui ne nous plait pas ! Plus vous définissez ce qui vous plait vraiment et pourquoi, plus vous touchez à votre unicité, à ce qui fait de vous l’individu que vous êtes. En vous définissant, vous permettez à votre unicité de se dévoiler et d’exister. C’est pour cela qu’il me semble si important de définir ce qui nous plait.

3. Pourquoi se reconnecter à ce qui nous plaît ?

Ces 2 exercices : « Se poser au moment présent » et « Détailler ce que l’on aime » peuvent être très utile pour faire l’état des lieux de nos vies. Et cela, notamment dans les moments de transition ou de doutes. Cela nous permet d’aller plus en profondeur, de toucher au sens existentiel de notre existence, de trouver et/ou retrouver nos valeurs et désirs profonds.

Vous posez-vous parfois la question du sens de votre existence ? De votre contribution ? De votre façon de participer à l’univers ?

Il me semble important de pouvoir faire des pauses au cours de sa vie pour refaire le point. Pris par le quotidien, on peut s’éloigner de ce sens qui pourtant donne de la valeur à nos expériences. Ces moments de transition arrivent souvent lorsqu’on a « atteint » un objectif : on voulait une maison ? Elle est faite, un travail ? On l’a, une famille, c’est fait. On en profite un certain temps puis vient de temps de se construire un nouvel objectif.

La vie de famille est un bel exemple car construire une famille, élever des enfants prend tellement de temps et d’énergie et donne un tel sens à la vie, qu’on ne se repose plus la question. Et puis les enfants grandissent, on se retrouve sans eux. Comment retrouver un objectif à la mesure de ce vécu de famille ? Les voyages, maisons, et autres objectifs matériels font pâle figure. Il s’agit alors de se reconnecter avec son potentiel, de révéler son individualité et d’en faire quelque chose, pour trouver sa place et contribuer à nouveau au monde, différemment, chacun à sa mesure.

Commencez par vous, car tout commence par soi !

–>  Le lien vers la VIDÉO : Comment savoir ce que l’on veut vraiment

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À la semaine prochaine ! 

Marthe

Cet article a 2 commentaires

  1. Très bon article

    1. Merci beaucoup, cela me fait très plaisir de l’entendre !

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